03.11.2009
Wake up
J'ai vraiment l'impression d'être enfin sortie du tunnel cette semaine.
Il faut dire que la semaine dernière a particulièrement été mauvaise. Voire très mauvaise. Car en plus du chauffage que je n'avais toujours pas, en plus du boulot qui patinait, en plus de la semaine de vacances qui fait que je me suis ennuyée comme une rate morte, en plus de la nuit qui tombe sans somation à 17h30 (17h les jours de pluie), j'ai été coupée de l'électricité pendant presque 24 heures. Ce qui a été l'événement qui a quelque peu fait débordé un vase déjà que trop rempli. J'ai tout envisagé. Partir, fuir, squatter des canapés, dormir sous un pont... J'ai aussi beaucoup pleuré. Ce qui, on est bien d'accord ne sert à rien. En gros, j'ai craqué. Bien comme il faut !
Cet événement a au moins eu une conséquence inattendue puisque mon père était là moins de 24 heures après. En tant que soutien moral. En tant qu'homme à tout faire dans l'appartement qui tombe en ruine. Après réflexion, je me dis que j'ai quand même du gravement alerter mes parents pour que mon père débarque et fasse aussi rapidement les 600km qui nous sépare. Il faut savoir que même quand ça va que moyen je ne le dis que très rarement à ma famille. Histoire de ne pas les inquiéter outre mesure. C'est surtout valable depuis que je suis partie loin et qu'ils n'ont plus moyen de voir de semaine en semaine l'évolution de mon moral. (Histoire aussi de ne pas les voir débarquer pour un oui ou pour un non).
En attendant, mon papa est venu jusqu'à samedi. Et avec lui est revenue l'électricité, le chauffage. Le lendemain, c'était l'eau qui était coupée (on dit pas merci aux ouvriers du rez de chaussée qui, à mon avis, tapent d'abord et réfléchissent ensuite). Elle aussi revenue. Reste que le ballon d'eau qui fuit toujours mais ça, on a délegué à charming-proprio qui doit venir réparer personnellement sous quinzaine.
On a beaucoup marché, beaucoup visité, beaucoup parlé. On a bien mangé au resto et même qu'on est allés gouter avec des gateaux Pierre Hermé. On a regardé Prédictions qui était nul de chez nul (surtout la fin).
Et même que quand il est parti, j'ai eu un petit pincement au coeur. Même que ça m'a rendue triste de le laisser tout seul sur le quai de la gare.
Mais depuis qu'il est venu, tout semble d'être quelque peu arrangé. Je vis désormais dans un appartement chauffé, électrifié et qui tombe un peu moins en ruines. Presque que j'ai l'impression de vivre à Versailles maintenant. Certes ça n'aurait pas ramené le jour, ni résolu les problèmes des deux affreux (ce qui est bien quand c'est mon père qui vient, c'est qu'il ne cherche pas à savoir s'il existe d'autres problèmes, autre que techniques, qui me prendraient la tête), ni permis d'expliquer pourquoi TC est de nouveau charmant sans que je ne comprenne pourquoi et encore moins répondu au mail toujours en souffrance de EA, mais au moins ça aura permis de me remettre sur la bonne voie et de me sortir du gouffre dans lequel je commençais légèrement à sombrer ...
14:00 | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
31.10.2009
I feel like a pop corn - October '09
(500) jours ensemble / (500) days of Summer :
Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas de Summer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée. Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d'une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine ? mais pas sans espoir. Alors que l'histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l'amour... Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité.(Allociné)
Comme toute la blogo, je suis moi aussi allée voir ce film. Film que j'attendais avec une impatience non dissimulée depuis plusieurs semaines. Alors forcément, j'étais conquise d'avance. Et bien évidemment, j'ai énormément aimé cette comédie romantique new génération. J'ai été conquise par lui, par elle, par les musiques, par leur histoire. Mais bizarrement, ce que j'ai le plus apprécié c'est le fait que ça se finisse mal, que ce film montre que non, toutes les histoires d'amour (même les plus incongrues) mises en scène par hollywood n'ont pas toutes leur happy end.
Mais j'ai quand même eu une petite retenue, pas été entièrement emballée comme j'avais pensé pouvoir l'être. A la sortie, je me suis quand même fait la réflexion que ce qui faisait que ce film était si original, c'était sa réalisation si particulière. Et heureusement qu'il y avait ça car je pense que ça aurait été un peu morne si ça avait été monté de manière plus linéaire.
La vraie raison d'y aller : la bande originale. Lui. Elle. Et la totalité de leur histoire d'amour : des premiers balbutiements à la flamme qui s'éteint.
Ce qui pourrait faire passer : si on veut éviter de se poser 100.000 questions sur la finalité du couple à la sortie.
Verdict : ****
Je n'avais pas autant réfléchi à la finalité du couple depuis les noces rebelles.
Et bizarrement, ce que j'ai pu m'identifier à Tom (alors que tout dans le pitch me faisait penser que j'allais éprouver une certaine sympathie pour Summer la peste !! :)
¤¤¤
Fame :
Véritable réinvention du film culte oscarisé, Fame livre un portrait bouillonnant d'énergie et visuellement époustouflant de jeunes artistes décidés à imposer leur talent et à trouver leur voie. Dans l'atmosphère électrique de la très prestigieuse High School of Performing Arts de New York, danseurs, chanteurs et comédiens affrontent quatre ans durant tous les challenges d'un environnement ultra compétitif. Chacun se voit offrir la chance d'accomplir son rêve... à condition d'être doué, de faire preuve d'un engagement absolu et de travailler sans jamais faiblir. Parallèlement aux exigences de l'apprentissage, chacun doit affronter ses doutes, et vivre tout ce qui fait la vie à cet âge : les amitiés, les premières amours et la découverte de ses propres limites... Alors que chacun lutte pour atteindre la lumière des projecteurs, tous vont découvrir qui, parmi eux, a suffisamment de talent et de discipline pour connaître vraiment la gloire... (Allociné)
Autant le dire de suite, si vous pensez y aller pour avoir un remake de la série des 80's, vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Car ce film n'a strictement rien à voir. Là c'est juste fade, plat et sans saveur. En un mot : NUL !
Le parti pris du film a été des montrer les 4 années de la scolarité des élèves. Pas une ou deux, non non les quatre. Donc sur un film de 1H30, ça fait pas épais l'année. On perd carrément des personnages en cours de route et ceux qu'on traine tout le long n'évolue guère entre leur 15 et leur 19 ans.
Quant aux passages chantés, dansés et au spectacle de fin d'année, c'est simple, j'ai eu l'impression de me retrouver face à un des plus mauvais prime de la Star Ac (dieu merci, Nilos en moins)
La vraie raison d'y aller : à part pour passer un vendredi soir hors de chez soi, je vois pas vraiment une autre raison
Ce qui pourrait faire passer : la niaiserie du film, l'épaisseur (aussi fine qu'une feuille à cigarette) des personnages et les musiques à faire palir de jalousie celles de high school musical
Verdict : *
Et encore c'est cher payé !!
¤¤¤
Divorces :
Valentine et Alex sont mariés, avocats tous les deux, spécialistes des affaires familiales. Dans l'exercice de leur profession, ils défendent le divorce du XXIème siècle : à l'amiable, dans la sérénité et le respect de l'autre, de préférence en garde alternée et en la famille recomposée, loin des vases casés et des atroces scènes de ménage de la génération précédente. Jusqu'au jour où, par faute d'un banal adultère, leur couple vole en éclats. Et la réalité du divorce les rattrape : fini les beaux discours, place à la guerre... (Allociné)
Je n'avais pas vu Mariages avant d'aller voir ce Divorces, qui se présente comme la suite (logique ?) au premier film de la réalisatrice. Bien mené, sans temps mort et avec quelques scènes super hilarantes, Divorces m'a fait passer une très agréable soirée.
Et ce malgré les 20 dernières minutes, pas vraiment indispensables, qui font quelque peu partir le film en cacahuète.
La vraie raison d'y aller : à absolument montrer à son mec (quand mec on a) pour lui couper d'office toute envie d'aller voir ailleurs
Ce qui pourrait faire passer : François-Xavier Demaison qui est décidément pas l'acteur de la décennie
Verdict : ***
¤¤¤
Mission G / G-Force :
Le gouvernement a mis au point un programme classé secret défense qui forme des animaux à devenir de parfaits espions. Armés des tous derniers gadgets de haute technologie, des cochons d'Inde hyper entraînés découvrent que le destin du monde est entre leurs pattes. La Mission-G est constituée de Darwin, le chef d'équipe, déterminé à remplir sa mission coûte que coûte, Blaster, expert en armement et amateur de tout ce qui est extrême, et Juarez, une pro des arts martiaux sexy. L'équipe compte aussi une mouche experte en reconnaissance, Mooch, et une taupe, Speckles, spécialiste en informatique. (Allociné)
Si y'a bien une seule chose que j'aime avec l'hiver qui arrive, c'est d'avoir le droit d'aller s'enterrer au chaud dans une salle de cinéma sans avoir droit au 'encore' ou au 'mais c'est dommage' réprobateur pour aller voir n'importe quoi. C'est comme ça que je me suis retrouvée à aller voir, sans trop savoir l'histoire, mission G. Malheureusement sans les lunettes donc sans la version 3D (apparement, ce n'est pas quelque chose que UGC fait). Au final, une histoire bien sympathique mais aussi bien vite oubliable.
La vraie raison d'y aller : pour les petites souris trop rigolotes.
Ce qui pourrait faire passer : si on a plus de 8 ans d'âge mental
Verdict : **
Oubliable (d'ailleurs, faudra vraiment que je prenne l'habitude de chroniquer dès retour du ciné ^^)
¤¤¤
L'affaire Farewell :
Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide. Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu'il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux. Mitterrand lui-même est alerté et décide d'informer le président Reagan : un gigantesque réseau d'espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l'Ouest ! Les deux hommes d'Etat décident d'exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : " Farewell ". Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l'une des affaires d'espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille... (Allociné)
J'ai longtemps hésité à aller voir ce film. Peur de ne pas aimé, peur de trouver le temps long, j'ai repoussé le plus possible. Jusqu'à ce que je me retrouve un soir dans un appart à 14°C et que mon seul échappatoire à la congélation instantannée a été d'aller m'enfermer deux heures dans une salle de ciné surchauffée.
Au final j'ai apprecié ce film même si, comme je le craignais, il accuse quelques longueurs. Malgré tout, force est de constater que c'est bien mené, bien joué, bien réalisé.
La vraie raison d'y aller : ne nous voilons pas la face -> Guillaume Canet :)
Ce qui pourrait faire passer : certains plans qui trainent parfois en longueur et Emir Kusturica que je n'apprécie sans doute pas à sa juste valeur en tant qu'acteur !
Verdict : ***
¤¤¤
Lucky Luke :
Au cours de sa mission à Daisy Town, la ville qui l'a vu grandir, Lucky Luke, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", va croiser Billy The Kid, Calamity Jane, Pat Poker, Jesse James et Belle... (Allociné)
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai DETESTE ce film. N'y allez surtout pas, c'est une vraie merde. Je n'arrive même pas à trouver quoique ce soit de positif à ce film. Même après quelques jours de réflexion, je trouve ça toujours aussi mauvais. Que ce soit les acteurs, la réalisation, l'histoire, la façon dont ceci est joué, tout est ridicule. Jean Dujardin est ridicule. Mickael Youn est ridicule. Sylvie Testud aussi. Alexandra Lamy encore plus. Je me suis pourtant accrochée. J'attendais Melvil Poupaud. Qui lui non plus n'est pas épargné.
Ce navet est un drame sans nom. Si Brice de Nice et Wild Wild West avait fait un gosse, cette erreur de la nature, ça serait Lucky Luke !
La vraie raison d'y aller : rien. Même pas Melvil Poupaud (Brokenglish, définitivement Brokenglish !!)
Ce qui pourrait faire passer : tout. tout. TOUT !!
Verdict : 0
D'habitude c'est la note réservée pour quand je pars avant la fin.
J'aurai du ...
¤¤¤
Mary and Max :
Sur plus de vingt ans et d'un continent à l'autre, Mary et Max raconte l'histoire d'une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d'Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York. (Allociné)
Comme souvent, j'ai hésité à aller voir ce film car je différencie généralement ceux que j'ai très envie de voir et pour lesquels je courre dans la salle dès la semaine de la sortie et ceux qui me font hésiter et dont j'attends un peu le bouche à oreille pour savoir si ça vaut le coup.
Pour Mary et Max, les échos que j'avais récu étaient très élogieux, pourtant je n'étais toujours pas convaincue. Il a fallu attendre de ne pas avoir de chauffage popur que je me décide.
Au final, j'ai bien aimé sans être toutefois émerveillée ni chamboulée. C'est bien fait, c'est beau et même qu'il y a une morale mais j'ai trouvé ça un peu long. Surtout pour un film qui fait à peine 1h30. En quelque sorte, la bande annonce peut suffire.
La vraie raison d'y aller : parce que c'est techniquement très bien fait.
Ce qui pourrait faire passer : le rythme très (trop) lent.
Verdict : **
19:00 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.10.2009
VMVDM
Il y a des jours comme ça où on a la sensation que rien ne va. Que chaque heure qui passe fait en sorte d'être pire que la précédente. Ou tout nous tombe dessus en même temps sans qu'on ne demande rien de particulier à personne. Je crois qu'aujourd'hui, c'était encore une de ces journées que j'adore et dont je me souviendrai pendant un moment. Une de ses journées où j'ai du décharger la moitié de ma batterie de portable. Juste parce qu'il fallait que je parle. Même si ça devait l'être pendant plus d'une heure. Même planquée dans les escaliers entre deux étages en travaux. Et dans ces moments de détresse émotionnelle, heureusement qu'il existe BFF. BFF qui, en plus d'être adorable et patiente, arrive toujours à trouver le mot pour faire rire et dédramatiser la situation.
Et aujourd'hui, j'ai bien eu besoin de soutien moral. La faute à TC. La faute à Enfoiré Affectif. (j'en connais au moins deux qui pourraient être amis !)
Je crois bien que je n'arriverai jamais à cerner le premier. Autant il a pu être adorable ce matin quand je suis arrivée et qu'il n'y avait que lui et moi, me refaisant directement rechuter à l'état de loque en un sourire et ce en dépit de mes bonnes intentions, autant il a été infect une heure plus tard quand il m'a totalement et consciamment snobé quand lui, moi et toute la boite nous sommes retrouvés dehors suite à l'alerte incendie de l'année. Je ne le comprends pas bien. Il est tellement adorable quand il n'y a personne, autant dès qu'il y a d'autres gens de la boite aux alentours (surtout quand c'est les Number 2 en fait), il fait comme si on ne se connaissait pas. Mais alors pas du tout. Même si 5 minutes avant, on était genre super potes.
Franchement je ne comprends pas cette attitude. Mais je trouve ça très petit et mesquin !
Quant au deuxième (à croire qu'ils se sont donnés le mot aujourd'hui pour me pourir la vie)(c'est vraiment la théorie des journées de merde qui s'applique ici), à peine remontée dans mon bureau, voilà que je découvre un mail de lui sur ma boite. Tout naif, il s'étonne de n'avoir pas de mes nouvelles et me demande, en gros, si je fais la gueule. Déjà que j'avais mal pris la demande d'ami on FB, autant là, j'avoue que je prends très très mal le mail. A croire que ce mec n'a aucune fierté ou alors il ne s'est toujours pas rendu compte du mal qu'il avait pu me faire à l'époque.
Forcément, j'ai très mal pris la chose. Forcément je ne sais toujours pas quoi faire (faut bien avouer que la demande d'ami est toujours en 'souffrance' depuis plus d'un mois déjà). Forcément je pourai réagir en adulte tout en ne sachant pas trop comment je pourrais m'y prendre pour l'envoyer ch*er correctement et avec tact. Forcément dans tous les cas, je vais passer pour la méchante.
Mais en attendant, j'ai l'impression que je suis la seule à avoir mal...
17:14 | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
25.10.2009
Tired
Dimanche 25 octobre.
Pas le moral aujourd'hui.
Et alors qu'on vient tous de reculer nos montres d'une heure, moi, je n'ai pas su profiter de cette heure supplémentaire.
Je déteste particulièrement cette journée, la première d'une trop longue série, où la nuit va pointer le bout de son nez vers 18h.
Pourtant, chaque année, j'essaie de conjurer le mauvais sort et le bad trip qui me tombe toujours dessus ce jour là en me levant plus tôt que les autres dimanches, en allant faire le marché, en faisant des choses que je n'ai pour la plupart du temps pas le temps de faire puis en sortant voir les copines pour papoter avant de rentrer chez moi un peu plus tôt que la normale profiter de la chaleur de mon home sweet home pour me faire un bon repas d'hiver.
Mais pas cette année.
Cette année, je suis malade.
Cette année, j'ai décidé de rester au lit ce matin. Pas la force de se lever, pas la force de sortir voir du monde.
Cette année, je n'irai pas papoter autour d'un moccachino jusqu'à l'heure de la fermeture.
Et pire, cette année, je ne rentrerai pas chez moi pour apprécier la douce chaleur subtropicale qui pourrait régner dans mon appart. Car cette année, j'ai toujours pas le chauffage. Au 25 octobre. Pourtant je ne sais par quel miracle, j'arrive à tenir une moyenne de 18/19°C ce qui m'a quelque peu remonté le moral mais qui me fait quand même craindre les journées glaciales à venir.
Cette année, j'ai juste eu envie de rester seule.
Pour ranger, me soigner, me reposer.
Aussi pour écouter Aaron en boucle signe que ça va mal.
Pas vraiment la meilleure idée pour chasser les idées noires.
J'ai peur de rentrer dans cette période de l'année que je déteste la plus au monde avec déjà le moral dans les chaussettes.
Affronter novembre, les arrivées au boulot de nuit, les départs du boulot de nuit, la tour eiffel qui s'illumine aux heures et qui me fait remarquer que je suis encore au travail à une heure avancée, la fatigue, le rhume, les gens qui font la gueule (moi la première), mes illuminations de noël, la cohue des grands magasins, noël, le réveillon, le nouvel an.
J'espère réussir à arriver en janvier rapidement et sans trop de casse.
J'ai juste envie d'avoir de nouveau le moral, des envies, des petites satisfactions et de ne plus être malade.
J'ai juste envie d'avoir aussi le coeur qui bat et que ce soit réciproque cette fois.
Juste l'envie d'être bien et un peu moins seule.
C'est finalement pas beaucoup demander ...
15:56 | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
22.10.2009
La note qui n'aura pas de titre ...
... juste parce qu'à cette heure avancée de la soirée, je ne suis pas en état de chercher (et donc encore moins trouver) un titre correct
Attention, note qui va encore parler boulot. Tout ceux que je soule avec, vous pouvez passer à la suivante (voire même à la page d'après tellement j'ai l'impression de n'avoir que ça à raconter en ce moment !!)
¤¤¤
Mardi aura été une journée sacrément chargée.
Vous savez, une de ces journées où vous arrêtez pas, où vous courez partout, où vous avez même pas 5 minutes pour vous poser. Une de ces journées où vous avez l'impression d'être indispensable et que tout le monde compte sur vous. Une de ces journées où vous avez l'impression d'avoir abattu l'équivalent d'une semaine normale de travail en moins de 8h.
Une journée telle que le planning de celle ci ferait passer l'emploi du temps de Nicolas 1er pour un album de Martine à la ferme.
En gros, le genre de journée qui se produit un à deux fois par an (voire trois - mais que les bonnes années !)
Donc mardi était une de ces journées.
D'abord, ça a commencé par la grève RER. J'arrive sur le quai over bondé mais même pas je panique.
J'arrive finalement à bon port avec 30 bonnes minutes de retard. Presque je suis satisfaite de n'avoir que 30 minutes de retard. Rapport à l'heure 45 de la veille.
Je suis presque prête pour la réunion de service de 9h30.
Il est juste 9h40. Pour l'arrivée discrète, on repassera ... Le tout sans passer par la case café.
Ensuite, on a passé la matinée ENTIERE à discuter quasi tous ensemble (oui quasi, car GC s'était une nouvelle fois auto exemptée de réunion de service) de réorg, nouvelles missions, anciennes missions, dossiers, personnes à contacter, etc ... Le tout sans toujours être passée par la case café.
Et forcément quand est arrivée l'heure de la distribution des nouvelles taches, entre l'équipe amorphe suite à trois heures de réunion et GC pas là, j'ai chargé et j'ai dit oui à tout ce que ma chef proposait (ma chef, très réfléchie et intelligente mais une idée à la minute et pas forcément toutes réalisables. Surtout qu'elle a tendance à oublier que au bout d'un an et demi, j'ai pas encore tout saisi des tenants et aboutissants de la Grosse Boite).
J'ai donc dit oui (la faute au manque de caféine sans doute). J'ai aussitôt regretté.
Malgré tout, j'ai survécu à une nouvelle réunion de réorg (et même sans café)(oui, c'est un traumatisme profond que de me priver de mon café du matin).
Et alors que je pensai pouvoir tranquillement entamer ma pause midi et en profiter pour régler mes problèmes de chauffage, que nenni, c'est pile le moment qu'à choisi n+2 pour venir faire un tour dans le bureau.
Il faut savoir que dans la réorg, on perd n+2 pour récupérer un nouveau n+2 mais que jusqu'à ce que ça soit officiel, new n+2 n'est rien pour nous et n+2 reste théoriquement n+2 (alias celui qui me dit bonjour que quand je suis en robe - donc pas souvent !)
Donc moi j'étais tranquille dans mon bureau en train de beugler parler de mes problèmes de chauffage et justement en train de dire, texto : "ils sont quand même au courant que je me gèle les miches, moi ?" quand n+2 est entré dans le bureau pour présenter n+3 (n+3 que j'avais au préalable repéré sur l'intranet comme étant LE bon parti pour l'ascenseur social : certes pas très beau, 32 ans, diplomé des plus hautes écoles, ancien d'un ministère, prenant la place de n+2 et sans doute sur payé)
J'avais donc très honte. (NB : à noter cependant à ma décharge que n+2 ne vient JAMAIS nous voir dans l'open space, encore moins depuis la nouvelle de la réorg et que personnellement je ne suis JAMAIS JAMAIS au téléphone à titre perso déjà que j'évite au max quand c'est pro sauf cas de force majeure. Exemple : le chauffage)
J'ai juste eu le temps de raccrocher au nez de mon interlocuteur (ma mère) et de reprendre un semblant de contenance pour acceuillir n+3.
n+3 qui se présente avec une introduction du style : "Philippe-Victor de Bidule et de Machin".
Ce à quoi j'ai pas trouvé plus intelligent que de répondre : "Juste Cerise xxxxxx".
Le moment de honte passé (et surtout vite surpassé par LE moment de honte de Collègue 1), trois paluchages de mains et un semblant de conversation sur un de mes sujets de travail plus tard, je pouvais enfin souffler un peu.
Pas bien longtemps cependant parce que la pause midi était ce jour là consacrée à la présentation de la mascotte sportive de la Grosse Boite (mascotte sportive qui est d'ailleurs très charmante ^^).
Et qui dit présentation com' dit buffet petits fours/champagne après le speech pour une fois super intéressant de plus d'une heure.
Et forcément, j'ai beau le savoir, à chaque fois je me fais avoir. On sait pourtant bien qu'une coupe de champagne, quasi à jeun, après une matinée de réunion, c'est pas l'idéal pour garder la meilleure contenance dans un cadre de travail.
Cependant, ça aurait pu être pire. La dernière fois que ça m'est arrivé, un poteau a malencontreusement surgi en travers de mon chemin et j'ai reversé toute ma coupe sur mes chaussures (et limite je me suis excusée auprès du poteau).
Là, ça allait, j'étais juste mure pour aller faire la belette et demander des autographes aux 10 mâles présents ! :)
Mais la journée ne s'arrête malheureusement pas à 14h et il a fallu enchainer avec l'après midi.
Après midi qui était consacré à la suite des "auditions" des cabinets de consultants. Ceux là même qui me piquent mon boulot.
Cette fois, c'était également en présence de n+1 et new n+2.
Une fois la présentation finie, on est restés à débattre tous les 5 avec GC et Collègue Préféré.
Pour moi, ceux que nous venions de voir c'était un grand non. Avis timidement suivi par GC et CP. Avis que ne partageait pas du tout new n+2. Je me suis pas privée pour le faire savoir. Surtout pour une fois que j'avais une tribune pour m'exprimer : GC et CP n'osant pas face à new n+2 qu'on ne connait pas et n+1 qui ne disait rien, un peu impressionnée.
Au moins on a eu un vrai débat bien constructif. Juste que du coup demain je suis consignée pour une présentation sur le sujet far away dans le but de me faire rallier leur cause.
Par contre, je suis pas persuadée que me faire remarquer par new n+2 alors que celui ci n'est même pas n+2 officiellement, soit une très bonne idée.
J'ai en quelque sorte eu l'impression de me faire remarquer par un prof un jour de rentrée scolaire. Drôle sensation que de retourner revival du lycée ou de la fac.
Enfin, on verra bien comment ça va se passer à l'avenir ...
Dans une autre mesure, un autre souci (enfin petit souci car gros souci c'est le chauffage que je n'ai toujours pas !!)
Aujourd'hui c'était le retour de TC dans les murs.
Et faut dire qu'après une semaine sans, j'ai bien cru qu'il était parti far far away sans dire au revoir (alors que je sais bien qu'il est censé rester jusqu'à début décembre).
Et avec le retour de TC, on peut compter sur le retour des conversations sur TC.
Ce qui me chagrine, c'est qu'aujourd'hui, je me suis faite flaguée par CP. Déjà la semaine dernière je me suis bêtement faite flaguée par Collègue 1. Je m'explique. Forcément, quand TC rentre dans la même pièce que moi, moi je regarde TC en souriant bêtement mais Collègue 1 me regarde pour flaguer que je regarde TC. Elle a vu, j'ai vu qu'elle avait vu, elle a vu que j'avais vu qu'elle avait vu mais on en a jamais parlé. (en même temps, elle elle s'est toujours pas dépaté de celui qui se meurt d'amour pour elle, alors chacun sa croix !)
Aujourd'hui ça me gêne plus car c'est CP qui a capté. CP qui n'est pas aussi discret que Collègue 1.
J'ai appris ça au détour d'une conversation. Après tout c'est ma faute, j'ai voulu faire de l'humour suite à réflexion genre "on s'est bien que si je devais sauter sur quelqu'un ici ce serait pas lui" (rapport au vieux garçon avec qui je devais demander un renseignement sur un dossier) ce à quoi il m'a répondu direct "ah bon ? y'a du nouveau ? (oui parce qu'ils essaient quand même de me caser avec tout nouvel arrivant un tant soi peu célibataire) c'est qui ? TC ?".
Je me suis liquéfiée sur place, ai pas répondu et essayé de changer de conversation car sur 1200 personnes dans l'immeuble, il a fallu qu'il sorte en premier le nom du bon !?
En plus, il a rajouté qu'il était arrivé en même temps que lui (et les N2), qu'ils avaient discuté et que si je les cherchais je pourrai les trouver à tel endroit !
Depuis je me pose des questions : depuis quand il sait que j'en pince pour TC ? donc depuis quand je suis ridicule ? et surtout qu'ont t'ils bien pu se dire ? et est-ce que c'est que moi ou la conversation qu'ils ont eu qui l'a fait tilté ?
Enfin voilà. C'est fou les soucis que je peux avoir dans la vie quand même ^^
Et limite que ça m'occuperait presque plus l'esprit que la réorg et les problèmes de chauffage réunis !!
00:55 | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note



